Sommaire
LoreLes Échos
Les Contrats de Frontière
Le Serment des Bannières
Les Chroniqueurs
Au-delà des Bornes
La règle de THANYS
Appel aux clans
Prologue
A u lendemain de la dernière vague de ténèbres, lorsque les prêtres de l’Aube jurèrent avoir entendu les dieux se taire, le continent d’Aden entra dans une ère étrange : ni paix véritable, ni guerre totale. Les forteresses tenaient encore, les routes étaient praticables, les marchés pleins… et pourtant, derrière chaque colline, quelque chose remuait comme une blessure mal refermée.
Les Échos
Tout commença avec les Échos, ces vibrations invisibles qui parcoururent la terre au même instant, de la Mer d’Ivoire aux steppes du nord. Les mages parlèrent d’un désaccord dans la trame du monde, comme si l’histoire elle-même avait été forcée de changer de page. Là où l’Écho frappait, la nature se tordait : des grottes devenaient des labyrinthes, des ruines apparaissaient là où l’on jurait qu’il n’y avait rien la veille, et des créatures que l’on croyait légendaires sortirent d’anciennes fractures, affamées et désorientées.
Les villages d’abord rirent. Puis ils envoyèrent des messagers. Puis des cercueils.
Les Contrats de Frontière
Les seigneurs d’Aden et d’Elmore s’accusèrent mutuellement. Les elfes prétendirent que la forêt pleurait. Les elfes noirs murmurèrent que les profondeurs “s’étaient réveillées”. Les orcs y virent un signe de force, une épreuve imposée par le destin. Les nains, eux, comptèrent les pertes, évaluèrent les routes, et conclurent froidement : si le monde se fissure, il faut des mains pour l’étayer, et des lames pour le protéger.
Mais la peur seule n’unifie personne. Ce qui rassembla Aden fut une vérité plus simple : les Échos ne pouvaient être contenus par une armée unique. Chaque région avait ses horreurs, chaque ruine sa malédiction, chaque vallée son prédateur.
À Giran, un registre fut installé dans la grande halle : les plaintes des villages, les demandes des nobles, les expéditions de chercheurs de reliques, les escortes commerciales, les purges de nids monstrueux. On y scellait des engagements à l’encre et au sang. Un nom qui revenait souvent dans le registre devenait une légende ; un nom qui y revenait pour trahison devenait une cible.
Le Serment des Bannières
Quand les mortels s’arment, ils finissent par se mesurer entre eux. Les tensions montèrent : embuscades “accidentelles”, accusations de vol de reliques, querelles de frontières. Et l’on comprit vite que si chaque dispute se transformait en massacre, le continent s’effondrerait.
Alors fut signé le Serment des Bannières. La violence entre mortels serait organisée, ritualisée, contenue. Des Arènes pour les différends, des Champs de Bataille pour les rivalités, et même des sièges annoncés : dates proclamées, conditions connues, trêves respectées. Celui qui brisait le Serment devenait un paria : privé de marchés, de routes, de soins…
Les Chroniqueurs
Dans l’ombre de ces accords, une autre force grandit : les Chroniqueurs. Plumes au poing, sceaux officiels, visages voilés dans les tavernes. Ils inscrivaient les victoires, les trahisons, les alliances, les promesses. Ils donnaient aux actes une conséquence durable : celle d’être racontés.
Car dans une ère où la terre elle-même ment, l’identité devint une armure. Les aventuriers ne se contentèrent plus d’être des lames errantes : ils devinrent capitaines, émissaires, protecteurs de routes, chasseurs de failles, gardiens de sanctuaires, nobles déchus, érudits obsédés, mercenaires repentis.
Au-delà des Bornes
Les Échos n’étaient pas des accidents. Plus les expéditions avançaient, plus un motif se dessinait : les failles semblaient converger vers des lieux où d’antiques pouvoirs avaient dormi — autels brisés, tours enterrées, cryptes sans nom. Les monstres n’étaient pas simplement “lâchés” : ils étaient attirés.
Les routes du continent portent désormais des bornes marquées d’un symbole simple : deux bannières croisées au-dessus d’un cercle. Là où ce signe se dresse, le Serment s’applique. Mais au-delà de ces bornes, dans les régions déchirées par les Échos, la loi n’est plus qu’une rumeur.
La règle de THANYS
Ainsi s’installa la nouvelle règle d’Aden : on affronte les ténèbres ensemble, et l’on règle ses comptes à visage découvert. Les monstres à abattre, les routes à défendre, les reliques à disputer, les tournois à gagner, les sièges à annoncer, les serments à respecter…
On dit que si un jour le Serment des Bannières tombe, Aden tombera avec lui. On dit aussi que si un jour les Échos sont refermés, le monde devra décider ce qu’il fait de toutes ces armes, de toutes ces rancunes, de toutes ces histoires devenues trop grandes pour rentrer dans le silence.
Appel aux clans
Sur THANYS, le RP n’est pas une vitrine : c’est la manière la plus savoureuse de vivre le monde.